PSYCHANALYSE ET CULTURE CHINOISE
PSYCHANALYSE ET CULTURE CHINOISE
ARTICLES
Abibon Richard
Le Yi King : une topologie en pierre (2004) Accès direct et libre
éthique de l’immobilité et du mouvement : et le désir ?
Un séjour à Chengdu (2004) Accès direct et libre
quinze jours d’interventions au Département de Psychanalyse de Chengdu
Allouch Jean
Éloge de l’indifférence à la psychanalyse (2005), in Chine/Europe (voir ci-dessous)
Blowers Geoffrey
Bingham Dai, Adolf Storfer et les premiers pas de la psychanalyse en Chine : 1935-1941 (2004), in Essaim n°13, Accès payant (3 €)
Christophe Philippe
La psychanalyse en Chine (2004), in Le Mouvement psychanalytique n°9, Accès payant (1,5 €)
Un enjeu anthropologique pour la discipline freudienne ?
Cornaz Laurent
Lire Lacan… en chinois (2004), in Che Vuoi? n°21, Accès payant (2 €)
« Un exercice de traduction, à propos d’une phrase de la conférence Le symptôme, donnée le 4 octobre 1975 à Genève par Lacan.
Ou comment la langue chinoise reçoit-elle le texte lacanien. »
Une demande à ne pas traduire (2004), in Che Vuoi? n°21, Accès payant (1 €)
« Ce qu’un premier voyage en Chine m’aura appris. »
La sagesse blessée, Freud ou la cicatrice de la modernité (2004), in L’indifférence à la psychanalyse (voir ci-dessous)
Indéférence du psychanalyste (2005), in Chine/Europe (voir ci-dessous)
Diener Yann
Apports de la psychanalyse à la sémiologie psychiatrique : un effet de présentation (2004), in Essaim n°13, Accès payant (3 €)
[Où il se confirme] « que le problème n’est pas “culturel” : il est celui posé par un désir insistant de parole,
désir d’un lieu où le sujet puisse énoncer ses symptômes. C’est un problème qui se pose en Chine, en France et ailleurs […]
La résistance à la psychanalyse n’est pas un fait culturel. »
Douville Olivier
Lacan et le moment chinois de la psychanalyse (2004), in L’indifférence à la psychanalyse (voir ci-dessous)
Qu’est-ce que c’est que cet « est-ouest » ?
Fontana Henry
De l’acte de parole à l’« être de sujet » (2004), in L’indifférence à la psychanalyse (voir ci-dessous)
À partir de la processivité chinoise
Guibal Michel
Un barbare en Chine (2004), in L’indifférence à la psychanalyse (voir ci-dessous)
Brèves remarques sur la voix au pays de la Voie
Hassoun Pascale
Le geste d’écriture du psychanalyste (2004), in Che Vuoi? n°21, Accès payant (1 €)
« Comme j’avais lu chez les calligraphes et les sages Chinois que le plus petit peut être le maître du plus grand,
j’ai interprété la rencontre de ce petit garçon comme un viatique pour venir en Chine »
Fixation-mutation : quel rapport à la perte (2004), in L’indifférence à la psychanalyse (voir ci-dessous)
Huo Datong
Chine : partir de zéro (2002), Accès direct sur le site
L’histoire de l’installation de Huo Datong en Chine et les débuts d’une psychanalyse lacanienne à Chengdu
Ma pratique de psychanalyste à Chengdu (2002), Accès direct sur le site
Un témoignage de Huo Datong suivi d’un débat avec des psychanalystes français
L’inconscient est structuré comme l’écriture chinoise, Accès direct et libre
Singularité de la formation des analystes en Chine (2003), in Essaim n°11, Accès payant (3 €)
Jullien François
Propositions (2004), in L’indifférence à la psychanalyse (voir ci-dessous)
Ou d’un dialogue imaginaire entre Freud et Lu Xun
Lanselle Rainier
Le sujet chinois dans la demande de la psychanalyse (nov. 2004) Accès direct et libre
de la place de la psychanalyse dans la Chine d’aujourd’hui
“ Les mots chinois de la psychanalyse “ premières observations (2004), in Essaim n°13, Accès payant (3 €)
« Pour cette raison, c’est-à-dire afin de laisser autant que possible le lecteur juger par lui-même, la présentation […]
consistera avant tout à se laisser entraîner par les mots même, ce à quoi on verra que la formation “en domino”
du lexique chinois se prête facilement. »
Le sujet derrière la muraille - à propos de la question des deux langues dans la tradition chinoise (2004) (voir ci-dessous)
Laurent Éric
La différence psychanalytique (2005), in Chine/Europe (voir ci-dessous)
Natahi Okba
Valeur allusive et logique du signifiant (2004), in L’indifférence à la psychanalyse (voir ci-dessous)
Porge Éric
Sur les traces de Lacan (2002), in Essaim n°10, Accès payant (3 €)
Une synthèse claire et précise du rapport de Lacan au monde chinois
Vive la Chine La cina é vicina (2004), in Essaim n°13, Accès payant (3 €)
Entendre des parlêtres qui sont dits chinois. - De la formation d’analystes chinois.
Association Psychanalyse en Chine
Compte-rendu des conférences à Canton (avril 2005) Accès direct et libre
Compte-rendu des conférences à Beijing et Xi-An (avril 2005) Accès direct et libre
LIVRES
Collectifs
L'indifférence à la psychanalyse
Sagesse du lettré chinois, désir du psychanalyste. Rencontres avec François Jullien
Dirigé par Laurent Cornaz et Thierry Marchaisse , PUF coll. Libelles , 2004 , 208 p. , mars 2004, isbn : 2130542646
Sa langue, sa culture empêcheraient-elles un Chinois d'adresser sa plainte, et son espoir secret, non à un Sage, mais à cet inconnu qu'on appelle... psychanalyste ?
Des psychanalystes de Paris, "embarqués" dans une expérience menée actuellement au nom de la psychanalyse par des Chinois (à Chengdu, dans le Sichuan), ont souhaité rencontrer François Jullien. D'accord avec lui pour refuser de traiter la différence sur le mode de la fixation identitaire, ils ont voulu mettre à l'épreuve du penser d'un dehors que met en jeu le philosophe-sinologue, cette expérience qui ne les indiffère pas.
Comment nommmera-t-on, en Chine, cet amour (dit "de transfert") dont le psychanalyste a à se faire l'objet subtilement indifférent ? Se peut-il qu'en Chine une pratique analytique n'emprunte pas les concepts de la théorie forgés par Freud, puis par Lacan ? Qu'est-ce donc qu'être psychanalyste pour un Chinois ?
Parmi les articles de cet ouvrage collectif, retenons : "Propositions. Ou d'un dialogue imaginaire entre Freud et Lu Xun", par François Jullien ; "La sagesse blessée, Freud ou la cicatrice de la modernité", par Laurent Cornaz ; "Lacan et le moment chinois de la psychanalyse", par Olivier Douville ; "Un barbare en Chine. Brèves remarques sur la voix au pays de la Voie", par Michel Guibal ; ou surtout le très brillant texte de Richard Abibon, "Le Yi King : une topologie en pierre ? Eléments pour une éthique de l'immanence".
Dépayser la pensée
textes recueillis par Thierry Marchaisse & Le Huu Khoa , Les Empêcheurs de penser en rond , 2003 , 18.00 €
Sous-titré : "Dialogues hétérotopiques avec François Jullien sur son usage philosophique de la Chine".
Ouvrage collectif, où divers interlocuteurs (philosophes, physiciens, sinologues, vietnamologues, littéraires, etc.), souvent eux-mêmes à cheval sur plusieurs disciplines, dialoguent avec les textes de Fr. Jullien, et avec le fécond dérangement que le détour par la Chine introduit dans toutes les pratiques théoriques occidentales.
Table des matières : "L'autre du même", Guy Samama ; "L'efficience du crabe", Jean-François Lyotard ; "La visée de l'effet dans l'art militaire vietnamien, ou comment combattre n'est pas battre", Le Huu Khoa ; "De la philosophie à l'anthropologie", Jean-Marie Schaeffer ; "Qu'est-ce qu'un événement de pensée ?", Thierry Marchaisse ; "Le wen et la lettre, sur le pli créé dans la pensée chinoise par l'idéographie divinatoire", Léon Vandermeersch ; "Dépayser la pensée scientifique", Michel Bitbol ; "Sur le mode de l'indirect : d'un art chinois de la lecture", Rainier Lanselle ; Note sur Du "temps", Eléments d'une philosophie du vivre, Paul Ricoeur.
Comprend une précieuse annexe, où François Jullien auto-présente et commente par ordre chronologique ses principales publications : nous nous en sommes largement inspiré, pour ce portrait Web.
Chine-Europe, percussions dans la pensée. A partir du travail de François Jullien
Dirigé par Pierre Chartier et Thierry Marchaisse , PUF coll. Quadrige, essais, débats , 2005 , 16.00 €
Les études réunies ici autour du travail de François Jullien sondent, de divers côtés, la fécondité de la pensée chinoise à l'égard de la philosophie, comme aussi de l'art, de la gestion ou de la psychanalyse. Faisant servir la Chine comme grand opérateur théorique, elles commencent de faire entendre dans la pensée, celle-ci trouvant enfin à quoi se heurter, avec quoi "percuter", un son nouveau - voire une autre musique.
"Respirer avec François Jullien", Daniel Bougnoux ; "Petite cartographie d'une aventure de pensée", Philippe Jousset ; "La démarche contrastive de François Jullien. Questions qu'elle suscite chez un chrétien", Alain Riou ; "Le vif de la philosophie. Une lecture de l'Ombre au tableau", Nicolas Martin ; "Pour un nouveau 'discours de la méthode' : de la production des universels", Patrice Bollon ; "Voir ailleurs", Mathieu Potte-Bonneville ; "L'invention de la Chine", Alain Badiou ; "L'Occident : une mise à nu", Olivier Carrérot ; "La musique du silence, ou le "sonner" du monde", Manfred Werder ; "L'art du décentrement, ou comment la sinologie de François Jullien éclaire la médiation interculturelle", Olivier Arifon & Philippe Ricaud ; "Une lecture stratégique de l'économie chinoise", André Chieng ; "Métis ou les ruses de la marque... et autres chinoiseries", Benoît Heilbrunn ; "Pour une reconstruction par le dehors (de l'identité coréenne). D'un usage politique des ouvrages de François Jullien", Kieong Heo ; "Torsion ou hétérotopie japonaise ?", Hervé Couchot ; "Le karma nomade du lien. Bref relevé d'anthropologie vietnamienne", Le Huu Khoa ; "Eloge de l'indifférence à la psychanalyse", Jean Allouch ; "La différence psychanalytique", Eric Laurent ; "Indéférence du psychanalyste. Un mot d'esprit chinois", Laurent Cornaz ; "Comme une poussière dans l'oeil du politiquement correct", Wolfgang Kubin.
Gancet Geneviève
Psychanalyse et taoïsme
Mémoire pour le Diplôme de la Découverte Freudienne, Toulouse, 2004
Lanselle Rainier
Le sujet derrière la muraille - à propos de la question des deux langues dans la tradition chinoise
ERES, revue Essaim, Paris, 2004, 119 p., isbn 2749203317
Pour rendre compte d’elle-même, la civilisation chinoise a fait usage d’une langue écrite fortement codifiée et située très à l’écart de la langue naturelle. Le sujet, pris dans un tel langage, ne « se » dit pas, mais se trouve restitué selon un processus qui le retransforme en fonction de l’idéal dont ce code est porteur. A côté de cette langue, « classique », une deuxième langue, « vulgaire », a fini par prendre naissance, qui a visé, elle, à reproduire le langage parlé.
La tension entre ces deux modes jette indirectement une lumière sur les visées inconscientes de ce retravail de la réalité du sujet dont est porteuse l’entreprise idéographique : et s’il apparaissait qu’une déhiscence, qu’une fissure dans le système fermé place le sujet à l’abri de la muraille de la perfection reconstituée dans laquelle le code écrit rend compte de lui, mais dans le même temps le rend mutique ? Pris entre deux langages, le sujet ne s’est jamais dit, en Chine, comme sujet. Et pour cause : le système de langage dont il s’est doté a visé à le pourvoir en inviolabilité.
Il n’y a rien qui soit « autre », dans la civilisation chinoise, ou du moins il ne devrait rien y avoir de tel pour la psychanalyse. Tout au contraire, la Chine doit à son système linguistique et scripturaire unique au monde un riche patrimoine de métaphores, qu’il faut regarder comme autant de pierres de touche des processus de l’inconscient.
Rainier Lanselle est maître de conférences à l’Université de Paris VII-Denis Diderot, unité de formation et de recherche en langues et civilisations d’Asie orientale. Éditeur du volume Spectacles curieux d’aujourd’hui et d’autrefois, paru dans La Pléiade. Membre de l’association « Psychanalyse en Chine ».
Pommier Gérard
Naissance et renaissance de l’écriture
PUF Écriture, Paris, 1993, 381 p., isbn 2130449786
Quelles analogies existe-t-il entre l’apprentissage individuel des graphies et les étapes qui furent celles que l’humanité dut franchir pour les inventer ?