1 Un grand merci à Huo Datong pour ses précieux commentaires sur le texte et aussi à Violaine Cousin pour sa traduction du texte.
Notes de la traductrice : [Les parties ajoutées en français par la traductrice sont entre crochets.] Sauf dans le cas : « [Madame Xu] ouvre la porte et entre, souriante elle les regardent [Note : Père et fille sont dans une posture intime], elle va ranger les coussins… Pourtant les rides entre les sourcils sont de plus en plus profondes » où ce sont les crochets de Tao Xinghua. Le mot fille en italique renvoie à la fille dans le sens d’opposition au mot garçon, alors que si le mot est utilisé sans italique il renvoie à la fille dans le sens du rapport de parenté.
2 Eileen Chang (en Pinyin Ailing Zhang) est une écrivain importante de la littérature moderne. Elle est née en 1920 à Shanghai, dans une éminente famille, sa grand-mère était la fille de Li Hongzhang, un officier influent de la cour impériale à la fin de la dynastie Qing plaidant pour l’occidentalisation de la Chine, son grand-père nommé Zhang Peilun, était un ministre admiré de la dynastie des Qing. Son père était un opiomane impénitent, et sa mère une femme moderne partie pour l’étranger. En 1952 elle quitte Shanghai pour Hong Kong, et peu après émigre aux Etats-Unis. En 1995 elle meurt à Los Angeles. À dix-sept ans, elle avait dit : « la vie est une robe de brocart, la surface en est pleine de poux. » Ses romans décrivent principalement les foyers, mariages et sentiments de femmes de Shanghai et Hongkong du début du vingtième siècle où se mélangent nouveau et ancien. Ils laissent apparaître les conflits individuels et la désolation de la vie.